Accueil / Histoire / Algérie / Algérie
Erreur
  • Erreur lors du chargement des données de flux.

Articles relatifs

Korben

   

Algérie

La guerre d'Algérie prend place dans le mouvement de décolonisation qui affecta les empires occidentaux après la Seconde Guerre mondiale. Prémices de cette guerre, les massacres de Sétif, Guelma et Kheratta le 8 mai 1945. Alors quand  Europe l'ont célèbre la victoire des Alliés contre le nazisme, la répression fait entre 10 000 et 20 000 morts selon les divers travaux historiques. Les nationalistes algériens ayant parlé sur l'heure de 45 000 victimes, les États-Unis pour leur part aurait fait état de 40 000 morts à la suite des manifestations. L'armée française qui doit rétablir l'ordre le fait sans ménagement. La marine et l'aviation sont ainsi engagées pour bombarder les populations.

Dans son rapport, le général Duval, maître d'œuvre de la répression, se montra prophétique : « je vous donne la paix pour dix ans, à vous de vous en servir pour réconcilier les deux communautés ». Neuf ans plus tard, l'insurrection de la Toussaint 1954 dans les Aurès, appelée Toussaint rouge, marquera le début de la guerre

Massacre du 8_5_1945 Sétif et Guelma
d'Algérie. Le conflit se double d'une guerre civile et idéologique à l'intérieur des deux communautés, donnant lieu à des vagues successives d'attentats, assassinats et massacres sur les deux rives de la Méditerranée Côté indépendantiste, elle se traduit par une lutte de pouvoir qui voit poindre la victoire du FLN sur les partis algériens rivaux, notamment le Mouvement national algérien (MNA) et par une campagne de répression contre les musulmans pro-français loyalistes soutenant le statu-quo du rattachement de l'Algérie à la République française.Par ailleurs, elle suscite côté français l'affrontement entre une minorité active hostile à sa poursuite (mouvement pacifiste), une seconde favorable à la révolution (les « porteurs de valises » du Réseau Jeanson, le Parti communiste algérien), et une troisième ralliée au slogan de l'« Algérie française » (Front Algérie française, Jeune Nation, Organisation armée secrète Selon Guy Pervillé, le nombre des Algériens musulmans engagés, dans l'un et l'autre camp, a été du même ordre de grandeur.

 

manifestation sétif.

Elle oppose l'armée française, faisant cohabiter commandos de troupes d'élite (parachutistes, légionnaires), goums marocains, forces de maintien de l'ordre, appelés du contingent et supplétifs indigènes aux groupes armés indépendantistes de l'Armée de libération nationale (ALN), branche armée du Front de libération nationale (FLN) d'encadrement

politico-administratif (Conseil national de la révolution).Cette guerre s'achève à la fois sur la proclamation de l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962 lors d'une allocution télévisée du général de Gaulle, suite au référendum d'autodétermination du 1er juillet prévu par les accords d'Évian du 18 mars 1962, sur la naissance de la République algérienne démocratique et populaire (appellation officielle) le 25 septembre et sur l'exode des Pieds-Noirs (au nombre d'un million).

 

La Une de Libération du 2005-05-07 La guerre d'Algérie, qui est aussi une double guerre civile, entre les communautés d'une part et à l'intérieur des communautés d'autre part, entraîne de graves crises politiques jusqu'en France métropolitaine, avec pour conséquences le retour au pouvoir de Charles de Gaulle et la chute de la Quatrième République, remplacée par la Cinquième République. Après avoir donné du temps à l'armée pour qu'elle utilise tous les moyens à sa disposition pour écraser définitivement l'insurrection, De Gaulle penche finalement pour l'indépendance en tant que seule issue possible au conflit, ce qui conduit une fraction de l'armée française à se rebeller et entrer en opposition ouverte avec le pouvoir.
Le conflit débouche, après les Accords d'Évian du 18 mars 1962, sur l'indépendance de l'Algérie, le 5 juillet de la même année, et entraîne l'exode de la population des Européens d'Algérie, dit Pieds-Noirs ainsi que le massacre de plusieurs dizaines de milliers de musulmans pro-français. La guerre d'Algérie, qui est aussi une double guerre civile, entre les communautés d'une part et à l'intérieur des communautés d'autre part, entraîne de graves crises politiques jusqu'en France métropolitaine, avec pour conséquences le retour au pouvoir de Charles de Gaulle et la chute de la Quatrième République, remplacée par la Cinquième République. Après avoir donné du temps à l'armée pour qu'elle utilise tous les moyens à sa disposition pour écraser définitivement l'insurrection, De Gaulle penche finalement pour l'indépendance en tant que seule issue possible au conflit, ce qui conduit une fraction de l'armée française à se rebeller et entrer en opposition ouverte avec le pouvoir. Le conflit débouche, après les Accords d'Évian du 18 mars 1962, sur l'indépendance de l'Algérie, le 5 juillet de la même année, et entraîne l'exode de la population des Européens d'Algérie, dit Pieds-Noirs ainsi que le massacre de plusieurs dizaines de milliers de musulmans pro-français. Le terme officiellement employé à l'époque par la France était « évènements d'Algérie », bien que l'expression « guerre d'Algérie » ait eu cours dans le langage courant. Le terme de « guerre d'Algérie » a été officiellement adopté en France le 18 octobre 1999.
En Algérie, cette guerre est également appelée« révolution algérienne » (appellation initiale) par analogie avec   les révolutions américaine, française et russe . Elle se nommera très peu de temps après son déclenchement « guerre de libération nationale » ou « guerre d'indépendance ». Le terme « révolution » est massivement adopté par le FLN à partir de 1956, année de Maquisards_algérien_1954

son congrès dit de la Soummam, en Kabylie.Le terme prendra des connotations résolument socialistes dans les premières années d'indépendance. Pour les populations algériennes dans leur ensemble, ce fut « la Guerre » « révolution algérienne » (appellation initiale) par analogie avec les révolutions française,américaine et russe. Elle se nommera très peu de temps après son déclenchement « guerre de libération nationale » ou « guerre d'indépendance ». Le terme « révolution » est massivement adopté par le FLN à partir de 1956, année de son congrès dit de la Soummam, en Kabylie. Le terme prendra des connotations résolument socialistes dans les premières années d'indépendance. Pour les populations algériennes dans leur ensemble, ce fut « la Guerre ».
Pour des raisons assez complexes, La France n'a reconnu qu'il s'agissait d'une guerre qu'en 1999, sous la présidence de Jacques Chirac. Toutefois, dans les textes législatifs notamment, l'expression officielle consacrée continue d'être les événements d'Algérie. Ce fait demeure unique dans l'histoire contemporaine et constitue une exception française.

 
Bannière
 
Logo4.jpg